Le 12 août 2026, une éclipse solaire sera visible depuis la France métropolitaine.
Vous allez lire partout “éclipse totale du 12 août 2026”. C’est vrai pour certaines zones du globe, notamment le Groenland, l’Islande et l’Espagne.
Mais depuis la France métropolitaine, il s'agira d'une éclipse partielle de Soleil. Très marquée par endroits. Très belle à photographier. Mais partielle.
Pour vérifier la trajectoire de l’éclipse du 12 août, vous pouvez consulter la carte de référence publiée par l'observatoire de Paris.
C'est une caractéristique importante ce cette éclipse, autant pour l'observer que la photographier.
En effet, vous ne photographierez pas une couronne solaire dans un ciel noir depuis la France. Et vous ne retirerez pas votre filtre solaire au maximum de l'éclipse.
L'autre caractéristique qui rend cette éclipse spéciale, c'est l'heure à laquelle elle va se produire : en toute fin de journée. Elle va même se terminer avec le coucher du Soleil.
Ça promet donc d'être spectaculaire. Mais pas simple à photographier.
Vous ne pourrez pas poser le trépied au hasard, viser le Soleil, tourner deux molettes et espérer que ça passe.
Le vrai sujet, ici, va demander un peu plus de subtilité : un Soleil mangé par la Lune, bas sur l’horizon ouest, dans une lumière de fin de journée.
Clairement, ça va donner de très belles images. Et même des images hors du commun.
Je garde encore en tête l’éclipse de 1999. À l’époque, je photographiais en argentique. Pas d’histogramme. Pas de RAW. Pas de zoom à l’écran pour vérifier la netteté.
Mes images ne feraient pas rêver grand monde techniquement, mais elles m’émeuvent toujours. Parce qu’une éclipse, ce n’est pas seulement un phénomène astronomique. C’est un moment qui marque une vie de photographe.
Le 12 août 2026, vous aurez une chance rare.
Mais elle ne se préparera pas la veille au soir.
Comment photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France

Pour photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France, utilisez un filtre solaire adapté placé à l’avant de l’objectif pour tout gros plan du Soleil, choisissez un lieu avec un horizon ouest dégagé, vérifiez les horaires locaux avec un outil fiable comme ÉclipSEOP de l’Observatoire de Paris ou Timeanddate pour l’éclipse du 12 août 2026 en France, testez vos réglages avant le jour J et partez avec une intention claire : gros plan, paysage, chapelet, time-lapse ou reportage.
Voilà le vrai sujet.
La question n'est pas en effet “quel réglage magique utiliser ?”
Mais plutôt : quelle image voulez-vous vraiment faire, avec votre matériel, depuis quel lieu, et comment sécuriser votre matériel ?
Dans ce guide, vous allez voir comment préparer votre séance, choisir votre matériel, éviter les pièges à cette éclipse particulière, repérer un lieu adapté, travailler vos réglages et construire une vraie image dont vous pourrez être fier.
Pour aller plus loin sur certains points importants, je vous ai aussi concocté un ensemble de ressources, avec notamment un guide dédié au choix du filtre solaire pour photographier une éclipse, un article sur les réglages photo pour une éclipse solaire et une checklist photo pour préparer l’éclipse solaire.
Vous préférez une méthode prête à suivre ?
J’ai créé une formation compacte pour réussir vos photos de l’éclipse solaire du 12 août 2026 : une méthode pas à pas, des vidéos concrètes, des fiches pratiques, des scénarios de prise de vue, les réglages qui marchent et une approche utilisable directement.

Ce qui va se passer le 12 août 2026
Une éclipse solaire se produit lorsque la Lune passe entre la Terre et le Soleil.
Depuis certaines zones très précises, la Lune masque entièrement le disque solaire. C’est la totalité. Depuis d’autres zones, elle n’en cache qu’une partie. C’est une éclipse partielle.
Le 12 août 2026, la bande de totalité traversera notamment l’Arctique, le Groenland, l’Islande et l’Espagne. C’est pour cela que l’événement sera souvent présenté comme une éclipse totale. La page d’EclipseWise consacrée à l’éclipse totale du 12 août 2026 montre très bien cette bande de totalité.
Mais depuis la France métropolitaine, ce ne sera pas une totalité.
Ce sera une éclipse partielle de Soleil.
Très marquée dans certaines régions de l'hexagone, oui. Impressionnante, oui. À photographier, clairement.
Mais le Soleil ne sera jamais totalement caché par la Lune depuis la France métropolitaine. Vous pouvez vérifier les circonstances par pays et par ville sur Timeanddate pour l’éclipse solaire visible en France le 12 août 2026.
Pour photographier comme pour observer l'éclipse depuis la France, cette absence de totalité est sa caractéristique n°1.
Pendant une éclipse totale, les photographes situés dans la bande de totalité peuvent retirer leur filtre solaire pendant la courte phase de totalité, et seulement pendant cette phase, pour photographier la couronne solaire.
En France, le 12 août 2026, ce moment n’existera pas.
Le Soleil restera partiellement visible. Il restera donc dangereux à observer à travers une optique.
À retenir : en France, vous photographierez une éclipse partielle très profonde, pas une éclipse totale. Le filtre solaire restera en place pour les gros plans du Soleil.
C’est à partir de cette règle que toute votre préparation doit se construire.
Si vous n’avez pas encore choisi votre filtre, commencez par lire le guide sur le filtre solaire à utiliser pour photographier une éclipse solaire. C’est le premier achat à réaliser, avant même de réfléchir à quel objectif utiliser ou quels réglages adopter.
Ce que l’on verra vraiment depuis la France

L’éclipse sera visible en France métropolitaine en fin de journée.
Selon votre position, elle commencera globalement autour de 19 h 15 à 19 h 30, atteindra son maximum autour de 20 h 15 à 20 h 30, puis se poursuivra jusqu’à la fin de l’éclipse ou jusqu’au coucher du Soleil selon votre région, votre altitude et votre horizon.
Pour obtenir les horaires précis depuis votre commune ou votre point GPS, l’outil le plus pratique côté français reste ÉclipSEOP de l’Observatoire de Paris.
Ne copiez pas bêtement un horaire trouvé dans un tableau.
Votre lieu exact compte.
Une vallée, une colline, une haie, une ligne d’arbres ou un immeuble peuvent vous voler la partie la plus intéressante du spectacle. Deux photographes dans la même ville, mais à deux emplacements différents, ne verront pas forcément la même chose au même moment.
Pour connaître les circonstances locales de l'éclipse, vous pouvez utiliser :
- ÉclipSEOP de l’Observatoire de Paris, très utile pour les horaires, la hauteur du Soleil et l’azimut ;
- Timeanddate, pratique pour une première lecture par ville ;
- Stellarium, très bon pour simuler le ciel depuis votre lieu ;
- PhotoPills, utile pour préparer un alignement Soleil, paysage et premier plan ;
- Sun Surveyor, pratique sur le terrain pour lire la trajectoire solaire ;
- The Photographer’s Ephemeris, intéressant pour croiser carte, azimut et relief.
L’Observatoire de Paris précise que son outil donne, pour un lieu choisi, les horaires, la hauteur du Soleil et son azimut aux moments clés.
Attention aux horaires : en France métropolitaine, en août 2026, il faudra ajouter deux heures aux horaires UTC affichés par certains outils.
Pour la photo, retenez surtout ceci :
- le Soleil sera bas vers l’ouest ;
- l’éclipse se déroulera en début de soirée ;
- le maximum arrivera alors que le Soleil aura déjà bien baissé ;
- selon votre position, la fin pourra se jouer près du coucher du Soleil ;
- un horizon bouché à l’ouest peut ruiner votre séance.
Côté photographie, cette éclipse ne se jouera pas seulement dans le ciel.
Elle se jouera surtout au sol.
Vous pouvez avoir le meilleur filtre solaire, un 600 mm impeccable, un trépied solide et des réglages propres. Si le Soleil disparaît derrière une colline au moment du maximum, vous ne pourrez rien rattraper.
Le 12 août 2026, la bonne photo commencera par une bonne question :
Depuis mon emplacement exact, est-ce que je verrai encore le Soleil bas à l’ouest au moment où l’éclipse sera la plus belle ?
Pour travailler cette question plus sérieusement, j’ai prévu un article à part sur les meilleurs lieux où photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France. L’idée n’est pas seulement de lister des régions. C’est de vous aider à choisir un vrai spot photo, avec un horizon propre et un premier plan qui raconte quelque chose.
Pourquoi cette éclipse est un beau sujet photo

À première vue, on pourrait être un peu déçu : La France ne sera pas dans la bande de totalité.
Pas de ciel noir. Pas de couronne solaire. Pas d’étoiles visibles en plein jour. Pas cette bascule étrange que vivent les photographes placés pile dans la totalité.
Mais pour un photographe nature, l’histoire ne s’arrête pas là.
Une éclipse totale demande une préparation très particulière. Elle se joue en quelques minutes, parfois moins. Elle impose de changer de réglages très vite, d’enlever puis de remettre le filtre au bon moment, de gérer une lumière extrême et de suivre une séquence serrée.
Pour comprendre la différence entre une séance en totalité et une séance en partiel, vous pouvez parcourir le guide très complet de PhotoPills sur la photographie d’éclipse solaire, en gardant en tête que les consignes liées à la totalité ne s’appliqueront pas depuis la France métropolitaine.
Une éclipse partielle profonde en fin de journée raconte autre chose.
Elle peut vous permettre une grande variété de photos :
- un croissant solaire très marqué en gros-plan ;
- la progression de la Lune devant le disque du Soleil ;
- un chapelet de plusieurs phases ;
- un Soleil éclipsé dans un paysage ;
- un time-lapse d’ambiance ;
- ou même un reportage sur l'engouement autour de l'évènement.
Et c’est là que ça devient intéressant.
Le Soleil sera bas. La lumière pourra devenir chaude, étrange, parfois voilée par l’atmosphère. Le décor pourra entrer dans l’image. Vous ne serez pas obligé de produire une photo “d’astronomie pure”. Vous pourrez faire une image de photographe nature.
Un croissant solaire au-dessus d’une ligne de crête.
Un disque grignoté au ras de l’océan.
Une silhouette d’arbre isolé.
Une falaise, un lac, une lande, un clocher, des observateurs avec leurs lunettes.
C’est ça, le vrai terrain de jeu.
Pour ce type d’image, le grand-angle peut avoir du sens, à condition de ne pas lui demander ce qu’il ne peut pas faire. J’ai détaillé ce point dans un article dédié à la photographie d’éclipse solaire au grand-angle, parce que c’est une approche très tentante, mais souvent mal comprise.
Ce terrain de jeu impose une contrainte : vous devrez préparer votre séance.
La règle de sécurité à ne jamais contourner
Avant de parler focale, trépied, RAW ou composition, on parle sécurité.
Le Soleil est dangereux pour les yeux. À travers une optique, le risque augmente encore. Appareil photo, téléobjectif, jumelles, longue-vue, télescope : tout ce qui concentre la lumière peut devenir dangereux si vous visez le Soleil sans protection adaptée.
La règle est simple :
Pour photographier le Soleil en gros plan, placez un filtre solaire adapté à l’avant de l’objectif.
Pas derrière. Pas sur l’oculaire. Pas avec un bricolage tenu à la main devant l’appareil.
La NASA rappelle les règles de sécurité pour observer une éclipse solaire : les lunettes d’éclipse et les visionneuses à main ne doivent pas être utilisées avec un appareil photo, des jumelles ou un télescope. Ces optiques demandent leurs propres filtres solaires.
L’American Astronomical Society explique aussi comment utiliser les filtres solaires sur les optiques : le filtre doit être installé devant l’objectif, pas derrière.
Votre filtre doit être :
- conçu pour l’observation ou la photographie solaire ;
- adapté au diamètre de votre objectif ;
- bien fixé à l’avant ;
- placé avant de viser le soleil ;
- impossible à faire tomber par une rafale de vent ;
- inspecté avant usage ;
- sans trou, sans rayure profonde, sans déchirure, sans défaut visible.
Un filtre qui tient “à peu près” ne suffit pas.
Imaginez la scène : vous êtes à 500 mm, le Soleil est dans le cadre, vous ajustez le trépied, une rafale arrive, le filtre glisse.
C’est non.
Vraiment.
Pour cette éclipse partielle visible depuis la France, retenez cette règle :
Pour un gros plan au téléobjectif, le filtre solaire reste en place du début à la fin de la séance.
Il n’y aura pas de moment où le Soleil sera totalement caché depuis la France métropolitaine.
Donc il n’y aura pas de moment où vous pourrez photographier le Soleil en gros plan sans filtre.
Le sujet mérite un guide complet à part. Avant d’acheter quoi que ce soit, lisez quel filtre solaire choisir pour photographier une éclipse solaire. Vous y verrez les différences entre film solaire, filtre en verre, fixation maison propre, diamètre, densité et erreurs à éviter.
Peut-on photographier l’éclipse sans filtre solaire ?

La réponse dépend de ce que vous photographiez.
Si vous photographiez le Soleil en gros plan : non
Avec un téléobjectif, un super-téléobjectif, une lunette ou un télescope, il vous faut un filtre solaire adapté.
Un filtre ND classique n'est pas un filtre solaire de secours.
Même très sombre, un filtre ND photo n’est pas conçu pour bloquer correctement les rayonnements UV et IR dangereux dans le cadre d’une observation solaire à travers une optique. Le raisonnement “il est noir, donc ça ira” est faux.
Pour photographier le disque solaire en gros plan, partez sur un vrai filtre solaire pour appareil photo, fixé devant l’objectif.
Vous pouvez utiliser, selon votre matériel et votre budget :
- un filtre solaire en verre qui se visse ou se fixe devant l’objectif ;
- un film solaire prévu pour cet usage, monté proprement sur un support rigide ;
- une solution spécialisée conçue pour la photographie solaire.
Ce qui compte, ce n’est pas que le montage ait l’air “pro”.
Ce qui compte, c’est qu’il protège vraiment, qu’il soit propre, qu’il ne bouge pas, et que vous l’ayez testé avant.
Si vous photographiez un paysage au grand-angle : c’est plus nuancé
Voilà la question que beaucoup de photographes vont se poser :
Puis-je faire une photo de paysage avec le Soleil éclipsé dans le cadre, comme je le fais parfois au coucher du Soleil ?
À grand-angle, l’objectif ne concentre pas la lumière de la même façon qu’un 500 mm. Mais cela ne veut pas dire que tout devient simple.
Plusieurs problèmes arrivent vite :
- le Soleil reste très lumineux, même partiellement masqué ;
- le disque solaire devient minuscule dans l’image ;
- le croissant sera souvent illisible si le Soleil est photographié sans filtre ;
- mais un filtre solaire fera disparaître le paysage ;
- un filtre ND ne rendra pas forcément le croissant proprement ;
- la différence de luminosité entre le Soleil et le paysage sera énorme.
Pour une image au grand-angle, le sujet ne sera donc pas toujours le croissant lui-même.
Ce sera plutôt :
- la lumière ;
- le ciel ;
- le paysage ;
- les silhouettes ;
- l’ambiance ;
- les observateurs ;
- l’instant vécu.
Une image d’ambiance peut être très forte, même si le croissant solaire n’est pas parfaitement lisible.
Mais là encore, elle se prépare. Si cette piste vous attire, allez voir comment photographier une éclipse solaire au grand-angle. C’est souvent l’approche la plus naturelle pour les photographes de paysage, mais elle demande de lâcher l’idée du “gros Soleil parfait”.
Quel matériel photo utiliser ?
Il n’existe pas un seul matériel idéal pour photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026.
Votre matériel dépendra de l’image que vous voulez rapporter.
Hybride ou reflex
Un hybride ou un reflex reste le choix le plus confortable.
Vous pourrez :
- travailler en mode manuel ;
- photographier en RAW ;
- monter un téléobjectif ;
- fixer un filtre solaire devant l’objectif ;
- contrôler finement l’exposition ;
- utiliser un trépied ;
- déclencher à distance ;
- réaliser une série régulière.
Avec un hybride, utilisez l’écran arrière ou le viseur électronique.
Avec un reflex, soyez encore plus strict : ne regardez jamais le Soleil dans un viseur optique sans filtre solaire parfaitement installé à l’avant de l’objectif. Travaillez en Live View si votre boîtier le permet.
Smartphone
Le smartphone peut servir.
Pas pour tout.
Il sera très utile pour :
- photographier l’ambiance ;
- filmer les coulisses ;
- garder un souvenir ;
- montrer les observateurs ;
- photographier un paysage large ;
- documenter votre installation.
Mais pour obtenir un gros plan propre du Soleil éclipsé, il sera vite limité.
Sans accessoire adapté, le Soleil sera minuscule, souvent brûlé, et le croissant peu lisible. Vous pourrez faire une image souvenir. Pas forcément une image solaire détaillée.
Pour ne pas lui demander l’impossible, lisez le guide dédié à la photographie de l’éclipse solaire avec un smartphone. Vous saurez tout de suite ce qui vaut le coup et ce qui risque de vous faire perdre du temps.
Trépied
Le trépied n’est pas obligatoire pour toutes les images.
Mais dès que vous travaillez à longue focale, il devient votre meilleur allié.
Il vous aide à :
- cadrer précisément le Soleil ;
- garder une composition stable ;
- éviter les vibrations ;
- réaliser une série régulière ;
- faire un chapelet ;
- conserver un premier plan bien placé ;
- ne pas chercher le Soleil à chaque déclenchement.
À 400, 500 ou 600 mm, le Soleil sort vite du cadre.
Sans trépied, vous allez passer votre temps à essayer de le retrouver.
Télécommande ou intervallomètre
Une télécommande évite de toucher le boîtier au déclenchement.
Un intervallomètre permet de programmer une image toutes les 30 secondes, toutes les minutes ou toutes les deux minutes selon votre projet.
Pour une photo unique, ce n’est pas obligatoire.
Pour une séquence, un chapelet ou un time-lapse, c’est très confortable. Presqu'indispensable.
Batteries, cartes et petits accessoires
C’est banal. Mais c’est souvent là que les séances se perdent.
Préparez :
- batteries chargées ;
- batterie de secours ;
- cartes mémoire vides ;
- carte de secours ;
- chiffon microfibre ;
- filtre solaire ;
- système de fixation du filtre ;
- lunettes d’éclipse pour vos yeux ;
- eau ;
- vêtements adaptés ;
- trépied ;
- télécommande ou intervallomètre ;
- application de suivi du Soleil ;
- appli météo consultable sur place ;
Une éclipse ne vous laisse pas une deuxième prise le lendemain.
Pour éviter l’oubli bête qui gâche la séance, gardez sous la main cette checklist photo pour l’éclipse solaire du 12 août 2026. C’est le genre de page à relire la veille, quand le sac photo est ouvert au milieu du salon.
Quelle focale choisir : grand-angle, 200 mm, 600 mm ?
La focale ne sert pas seulement à “zoomer”.
Elle écrit votre histoire.
Grand-angle : raconter le lieu
Avec un 24 mm ou un 35mm, le Soleil sera minuscule.
Si votre but est de montrer clairement le croissant solaire, ce n’est pas le bon outil.
Mais pour raconter l’ambiance, le grand-angle peut être très bon.
Vous pouvez photographier :
- un horizon ouest dégagé ;
- un paysage ouvert ;
- des silhouettes ;
- une plage ;
- une montagne ;
- un lac ;
- une plaine ;
- un groupe d’observateurs ;
- votre matériel installé ;
- la lumière du soir.
Ce sera une image plus narrative que technique.
Elle dira : “J’étais là. Voilà le lieu. Voilà l’atmosphère.”
Focale moyenne : garder un décor tout en donnant de la présence au Soleil

Entre 100 et 300 mm, le Soleil commence à prendre de la place dans l’image.
Pas énorme.
Mais assez pour devenir visible, surtout si vous composez bien.
C’est une plage de focales intéressante pour placer le Soleil éclipsé :
- au-dessus d’un arbre ;
- près d’un clocher ;
- sur une ligne de crête ;
- au-dessus de la mer ;
- dans une trouée entre deux collines ;
- derrière une silhouette.
La difficulté, ici, c’est la précision.
À 200 ou 300 mm, deux mètres à gauche peuvent changer complètement l’alignement. Vous devez savoir où vous placer, à quelle heure, avec quelle hauteur de Soleil. C’est là que des outils comme PhotoPills, Stellarium, Sun Surveyor ou The Photographer’s Ephemeris deviennent très utiles.
Long téléobjectif : montrer l’éclipse elle-même

À 400, 500 ou 600 mm, vous entrez dans la photographie du disque solaire.
C’est le bon choix pour :
- montrer le croissant ;
- suivre l’avancée de la Lune ;
- créer un chapelet ;
- obtenir une image lisible ;
- travailler la netteté du bord solaire.
C’est aussi le cas où la sécurité compte le plus.
Filtre solaire adapté. Fixation solide. Filtre devant l’objectif.
À longue focale, vous devrez gérer :
- la mise au point plus délicate ;
- la turbulence atmosphérique plus visible ;
- le déplacement plus rapide du Soleil dans le cadre ;
- la variation de luminosité plus gênante ;
- la stabilité du trépied ;
- votre capacité à répéter le geste.
Un 600 mm ne pardonne pas l’improvisation.
Mais bien utilisé, il peut vous donner une image très claire de l’éclipse.
Vous hésitez entre gros plan solaire et image de paysage ? Lisez comment choisir entre téléobjectif et paysage pour photographier une éclipse solaire. C’est une vraie décision créative, pas seulement une question de matériel.
Quels types d’images viser ?
Avant de chercher les réglages, choisissez votre image.
C’est souvent là que tout se joue.
Image 1 : le gros plan du Soleil éclipsé

C’est l’image la plus évidente : un disque solaire en partie mangé par la Lune.
Elle demande :
- une longue focale ;
- un filtre solaire adapté ;
- une mise au point précise ;
- un trépied stable ;
- une exposition testée ;
- une bonne méthode.
Son avantage : elle se lit tout de suite.
Même quelqu’un qui ne connaît rien à l’astronomie comprend ce qu’il voit.
Son défaut : seule, elle peut manquer de contexte. Un croissant solaire sur fond sombre, c’est fort, mais ça ne raconte pas forcément votre lieu, votre attente, votre soirée.
Image 2 : le chapelet de l’éclipse

Le chapelet montre plusieurs phases du Soleil éclipsé dans une même image finale.
C’est très visuel.
Vous pouvez le faire de deux façons :
- cadrer large et laisser le Soleil traverser le cadre ;
- faire plusieurs gros plans, puis les assembler après.
Le chapelet demande plus de préparation qu’une photo simple.
Vous devrez choisir :
- l’intervalle entre les images ;
- le cadrage ;
- l’exposition ;
- le placement final des phases ;
- le fond ;
- le montage après la séance.
C’est un excellent projet pour cette éclipse, parce qu’il raconte le passage du temps.
Mais ne le tentez pas pour la première fois le soir même.
Image 3 : le Soleil éclipsé dans le paysage

C’est probablement l’image qui parlera le plus aux photographes nature.
L’idée : montrer le Soleil partiellement éclipsé dans un vrai décor.
Par exemple :
- au-dessus d’une forêt ;
- au ras de l’océan ;
- sur une ligne de crête ;
- près d’un arbre isolé ;
- au-dessus d’un lac ;
- derrière un clocher ;
- dans une ouverture entre deux collines.
Cette image peut être beaucoup plus personnelle qu’un simple gros plan.
Mais elle demande un repérage sérieux.
Vous devez savoir où sera le Soleil, à quelle hauteur, dans quelle direction, et ce qui se trouvera devant lui depuis votre position exacte.
Image 4 : le reportage de l’événement

Ne laissez pas cette piste de côté.
Pendant que tout le monde vise le Soleil, vous pouvez photographier :
- les observateurs avec leurs lunettes ;
- les gestes de préparation ;
- les silhouettes face à l’ouest ;
- les regards ;
- les photographes concentrés ;
- la lumière qui change ;
- les réactions au maximum.
Ce type d’image est moins technique.
Il peut être très fort.
Il raconte l’expérience humaine.
Image 5 : le time-lapse
Le time-lapse peut fonctionner, surtout au grand-angle ou à focale moyenne.
Il peut montrer :
- le Soleil qui descend ;
- les nuages qui passent ;
- la lumière qui change ;
- les observateurs qui se déplacent ;
- la progression de l’éclipse.
Mais vous devrez choisir entre deux directions :
- un time-lapse d’ambiance ;
- un time-lapse solaire.
Les deux n’ont pas les mêmes contraintes.
Si vous exposez pour le paysage, le Soleil sera souvent brûlé. Si vous exposez pour le Soleil avec filtre solaire, le paysage disparaîtra presque complètement.
Choisissez avant. Ou réalisez les deux
Comment choisir son lieu de prise de vue ?
Pour photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France, le lieu comptera presque autant que le matériel.
Peut-être même plus.
Votre priorité : un horizon ouest dégagé.
Pas “à peu près dégagé”.
Dégagé.
Évitez :
- forêt à l’ouest ;
- colline proche ;
- immeuble ;
- ligne d’arbres ;
- haie ;
- relief masquant ;
- chemin trop encaissé ;
- site où vous ne pouvez pas bouger ;
- lieu trop fréquenté si vous avez besoin de calme.
Cherchez plutôt :
- un point haut ;
- une plaine ;
- une plage ;
- une falaise orientée ouest ;
- un belvédère ;
- une crête ;
- un champ (avec autorisation) ;
- un lac avec vue vers l’ouest ;
- et dans tous les cas un site déjà repéré.
Le meilleur lieu n’est pas forcément celui où l’éclipse sera la plus forte sur la carte.
Le meilleur lieu, pour une photo, c’est celui où vous pouvez répondre oui à ces cinq questions :
- Est-ce que je vois l’ouest sans obstacle ?
- Est-ce que je peux m’installer en sécurité ?
- Est-ce que le premier plan raconte quelque chose ?
- Est-ce que je peux poser un trépied ?
- Est-ce que je peux me déplacer si la météo tourne mal ?
Une zone avec un taux d’occultation un peu moins élevé, mais un horizon propre et un premier plan fort, peut donner une meilleure image qu’un spot théoriquement mieux placé mais bouché.
Le terrain gagne souvent contre la carte.
Pour préparer ce repérage, combinez une carte d’éclipse comme la carte Timeanddate, un outil d’azimut solaire comme Sun Surveyor ou PhotoPills, puis une vraie visite sur place.
Internet ne vous dira pas forcément qu’une haie, une bosse du terrain ou un bâtiment cache exactement la zone qui vous intéresse.
Vous pouvez aussi utiliser mon guide dédié pour trouver où photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France. Il servira de point d’entrée aux photographes qui cherchent une méthode de repérage, pas seulement une ville sur une carte.
Pourquoi répéter avant le jour J ?
Parce que le 12 août, vous aurez autre chose à faire que découvrir votre matériel.
Vous devrez :
- trouver le Soleil ;
- fixer le filtre ;
- cadrer ;
- vérifier l’exposition ;
- faire la mise au point ;
- suivre le déplacement ;
- gérer la lumière ;
- surveiller la météo ;
- décider si vous déclenchez ou si vous attendez.
Tout ça, avec un événement qui avance.
Une répétition sur le Soleil seul, quelques jours ou quelques semaines avant, vous apprendra beaucoup plus qu’une soirée passée à lire des réglages théoriques.
Faites au moins un test complet.
Installez-vous comme le jour J.
Montez le trépied. Fixez le filtre. Cadrez le Soleil. Faites la mise au point. Déclenchez. Regardez l’histogramme. Vérifiez si le filtre tient. Vérifiez si la rotule bouge. Vérifiez si vous arrivez à retrouver le Soleil facilement.
Puis posez-vous une question simple :
Est-ce que je serais capable de refaire ça calmement le 12 août ?
Si la réponse est non, vous savez quoi travailler.
La répétition sert aussi à valider vos réglages. Pour ne pas partir de zéro, gardez sous le coude l’article sur les réglages pour photographier une éclipse solaire. Vous pourrez l’utiliser comme base, puis l’adapter à votre filtre, votre boîtier et votre focale.
Quels réglages photo préparer ?
Il n’existe pas un réglage universel pour photographier l’éclipse solaire.
Votre exposition dépendra :
- du filtre solaire ;
- de la focale ;
- du boîtier ;
- de l’ouverture ;
- de la hauteur du Soleil ;
- de la transparence du ciel ;
- de la présence de voile ou de nuages ;
- du type d’image voulu.
Mais vous pouvez préparer une base.
Pour un gros plan du Soleil avec filtre solaire, partez souvent sur :
| Réglage | Base de départ |
|---|---|
| Mode | Manuel |
| Format | RAW |
| ISO | 100 ou 200 |
| Ouverture | f/5.6 à f/11 |
| Vitesse | à ajuster selon filtre et histogramme |
| Mise au point | manuelle, avec zoom en Live View ou écran |
| Stabilisation | OFF si vous êtes sur pied |
| Déclenchement | télécommande, retardateur ou intervallomètre |
Ne cherchez pas “la” valeur parfaite.
Cherchez une méthode.
Exposez pour ne pas brûler le bord du Soleil. Regardez votre histogramme. Faites des essais. Notez une base de réglages avec votre filtre, votre boîtier et votre objectif.
Si vous voulez faire une rafale à empiler plus tard, gardez une série courte, stable, bien exposée, prise au même moment de l’éclipse. N’empilez pas des images espacées de 20 minutes...
Le stacking peut améliorer une bonne image.
Il ne sauvera pas une mauvaise prise de vue.
Pour une méthode plus complète, utilisez l’article satellite sur les réglages photo à utiliser pour photographier une éclipse solaire.
Les erreurs les plus fréquentes
Erreur 1 : croire que l’éclipse sera totale en France
Non.
Depuis la France métropolitaine, l’éclipse sera partielle.
Très belle, oui. Très forte par endroits, oui. Mais partielle.
Vous ne devrez donc pas préparer votre séance comme un photographe placé dans la bande de totalité en Espagne.
Erreur 2 : vouloir retirer le filtre au maximum
Pour un gros plan du Soleil depuis la France, ne retirez pas le filtre solaire au maximum de l’éclipse.
Le Soleil ne sera pas entièrement masqué.
Même réduit à un croissant très fin, il restera dangereux à travers une optique. C’est exactement le type de point rappelé dans les consignes de sécurité de la NASA pour observer les éclipses solaires.
Erreur 3 : utiliser un filtre mal fixé
Un filtre solaire qui tient “comme ça” ne suffit pas.
Il doit tenir :
- quand vous orientez l’objectif ;
- quand vous ajustez le cadrage ;
- quand le vent souffle ;
- quand vous déclenchez ;
- quand vous transportez l’ensemble déjà monté sur le trépied.
Testez-le avant.
Secouez doucement l’ensemble. Vérifiez qu’il ne glisse pas. Ajoutez une sécurité si nécessaire.
Erreur 4 : négliger l’horizon ouest
Le Soleil sera bas.
Un horizon bouché peut vous faire perdre le maximum ou la fin de l’éclipse.
Ne vous contentez pas d’une carte.
Allez sur place. Regardez vraiment. À l’heure proche de l’événement, si possible.
Erreur 5 : choisir le matériel avant l’image
Un 600 mm ne raconte pas la même chose qu’un 35 mm.
Avant de préparer le sac, choisissez votre intention :
- gros plan solaire ;
- Soleil éclipsé dans le paysage ;
- chapelet ;
- time-lapse ;
- reportage ;
- ambiance au grand-angle.
Après seulement, choisissez votre matériel.
Erreur 6 : attendre le jour J pour tester
Le filtre, l’objectif, la mise au point, l’exposition, la stabilité, tout doit être testé.
Vous n’avez pas besoin de réussir une image parfaite avant l’éclipse.
Vous devez surtout savoir comment réagir.
Erreur 7 : vouloir tout faire
Gros plan. Paysage. Time-lapse. Vidéo. Smartphone. Chapelet. Reportage. Deuxième boîtier. Stories.
C’est tentant.
C’est aussi le meilleur moyen de se disperser.
Choisissez une priorité.
Une vraie.
Si vous avez le temps, vous ferez le reste.
J’ai regroupé ces pièges dans un article à part sur les erreurs à éviter pour photographier une éclipse solaire. Ce sera probablement l’un des articles les plus utiles pour les photographes qui arrivent sur le sujet avec beaucoup d’envie, mais pas encore de méthode.
Votre calendrier de préparation avant le 12 août
Un mois avant
C’est le moment de régler la base.
À faire :
- acheter ou finir de confectionner votre/vos filtre(s) solaire(s) ;
- choisir votre image prioritaire ;
- choisir votre focale principale ;
- identifier deux ou trois lieux ;
- installer les applications utiles ;
- vérifier les horaires locaux avec ÉclipSEOP ou Timeanddate.
Ne tardez pas trop pour le filtre.
Plus l’événement approchera, plus les délais, les ruptures et les achats de dernière minute risquent de vous compliquer la vie.
Deux semaines avant
Passez du projet au terrain.
À faire :
- aller sur le lieu prévu ;
- vérifier l’horizon ouest ;
- repérer un premier plan ;
- faire une photo du Soleil avec le filtre ;
- tester la mise au point ;
- noter une base de réglages ;
- vérifier la stabilité du trépied ;
- tester l’intervallomètre.
À ce stade, vous devez déjà savoir si votre idée tient debout.
Une semaine avant
Sécurisez votre séance.
À faire :
- suivre les tendances météo ;
- choisir un plan B ;
- refaire un test si besoin ;
- préparer une checklist ;
- charger les batteries ;
- vider les cartes ;
- vérifier les horaires locaux ;
- choisir l’heure d’arrivée ;
- décider de votre séquence de prise de vue.
Pour suivre la couverture nuageuse et préparer un repli, l’article sur la météo pour photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France vous aidera à raisonner comme un photographe : pas seulement “beau temps ou pluie”, mais horizon ouest, nuages bas, voile, brume, relief et mobilité.
La veille
Évitez les oublis.
À faire :
- mettre tout le matériel dans le sac ;
- inspecter le filtre ;
- charger toutes les batteries ;
- préparer les cartes mémoire ;
- consulter météo et nébulosité ;
- confirmer le lieu ;
- prévoir trajet et stationnement ;
- vérifier l’heure de coucher du Soleil ;
- préparer vêtements, eau, etc..
Ne remettez pas les petites décisions logistiques au dernier moment.
Le jour J
Arrivez en avance.
Pour une séance sérieuse, être sur place au moins une heure avant le début de l’éclipse est une bonne base. Si vous installez deux boîtiers, un long téléobjectif, un time-lapse ou une monture, venez encore plus tôt.
Sur place :
- installez le trépied ;
- fixez le filtre avant de viser le Soleil ;
- vérifiez le cadrage ;
- faites une photo test ;
- contrôlez l’histogramme ;
- ajustez l’exposition ;
- vérifiez la mise au point ;
- lancez une séquence test si besoin ;
- surveillez le déplacement du Soleil ;
- gardez le filtre en place pour les gros plans ;
- photographiez l’ambiance si votre image prioritaire est déjà sécurisée.
Le but n’est pas d’inventer une méthode au moment où l’éclipse commence.
Le but est d’appliquer calmement ce que vous avez déjà testé.
Pour cette partie, la checklist complète pour photographier l’éclipse solaire peut vous aider. Imprimez-la, gardez-la dans le sac, cochez-la avant de partir.
Faut-il partir en Espagne pour photographier la totalité ?

C’est une vraie question.
L’Espagne sera traversés par la bande de totalité.
Pour un photographe qui veut vivre et photographier une éclipse totale, c’est une option très tentante. Mais la totalité est un autre spectacle, avec d’autres images possibles, d’autres réglages, d’autres risques et une autre logistique. Vous pouvez vérifier la bande de totalité sur la carte EclipseWise de l’éclipse du 12 août 2026.
Mais ce n’est pas le même projet.
Depuis la France, vous pouvez viser une belle éclipse partielle basse sur l’horizon.
En Espagne, vous viserez la totalité.
Les deux images ne racontent pas la même chose.
Partir en Espagne peut valoir le coup si :
- vous acceptez la logistique ;
- vous pouvez vous déplacer selon la météo ;
- vous avez préparé les phases de totalité ;
- vous savez gérer le retrait puis la remise du filtre ;
- vous voulez photographier la couronne solaire.
Rester en France peut être plus adapté si :
- vous voulez limiter les frais ;
- vous voulez travailler près de chez vous ;
- vous préférez construire une image de paysage ;
- vous voulez tester une méthode simple ;
- vous ne voulez pas gérer une logistique de voyage.
Ne choisissez pas l’Espagne parce que “total, c’est forcément mieux”.
Choisissez selon l’image que vous voulez faire.
Et si vous restez en France, ne vivez pas ça comme un lot de consolation.
Une éclipse partielle profonde, basse, en fin de journée, sera un sujet photo magnifique.
Peut-on photographier l’éclipse au smartphone ?
Oui.
Mais pas avec les mêmes attentes.
Le smartphone peut être très bon pour :
- photographier les observateurs ;
- filmer votre installation ;
- raconter l’ambiance ;
- faire une image souvenir ;
- capter un paysage large ;
- montrer les coulisses ;
- publier un contenu simple après l’événement.
Pour un gros plan solaire, c’est une autre histoire.
Le Soleil sera petit. Le croissant pourra être surexposé. Les détails seront limités. Et vous devrez rester prudent si vous ajoutez un accessoire optique ou si vous essayez de viser directement le Soleil.
Une bonne idée : utilisez le smartphone pour ce qu’il fait bien.
L’ambiance.
Les réactions.
Le contexte.
Et gardez le boîtier filtré pour les images du Soleil.
J’ai détaillé cette approche dans le guide pour photographier l’éclipse solaire avec un smartphone.
16. Que faire après la prise de vue ?
Ne jugez pas vos images trop vite sur place.
Le soir même, vous serez peut-être fatigué, excité, frustré ou trop pressé de regarder.
Au retour :
- sauvegardez vos fichiers ;
- faites une copie de sécurité ;
- triez calmement ;
- repérez les images nettes ;
- vérifiez les phases les plus intéressantes ;
- développez les RAW ;
- ajustez exposition, contraste et netteté ;
- assemblez votre chapelet si vous en avez préparé un ;
- tentez le stacking seulement sur une série propre ;
- gardez aussi les images d’ambiance.
Ne cherchez pas à transformer une mauvaise image en miracle.
Une photo bien exposée, nette, simple, faite en sécurité, vaut mieux qu’un montage spectaculaire mais bancal.
Pour les gros plans solaires, le stacking peut apporter un petit plus : bord plus net, image plus propre, rendu plus stable. Mais il vient après la prise de vue. Pas à la place.
Pour cette étape, j’ai prévu un article complet sur le tri et le traitement des photos d’éclipse solaire. C’est volontairement séparé de cette page : ici, on prépare la séance. Là-bas, on parlera développement RAW, assemblage, chapelet, export...
Quelle stratégie choisir selon votre niveau ?
Si vous débutez
Choisissez une seule image.
La plus simple :
- un boîtier ;
- un téléobjectif ;
- un filtre solaire adapté ;
- un trépied ;
- quelques photos du Soleil éclipsé à différents moments.
Votre objectif : revenir avec des images nettes, lisibles, faite en sécurité.
C’est déjà très bien.
Si vous êtes à l’aise
Ajoutez une dimension narrative.
Par exemple :
- un gros plan du croissant ;
- puis quelques images d’ambiance ;
- ou une composition au paysage avec une focale moyenne.
Mais gardez une priorité claire.
Votre première mission reste de réussir l’image principale.
Si vous avez déjà préparé plusieurs séances
Vous pouvez envisager deux boîtiers :
- un boîtier au téléobjectif avec filtre solaire ;
- un boîtier au grand-angle pour l’ambiance ou le time-lapse.
C’est très intéressant.
Mais seulement si tout est prêt avant.
Le jour J, deux boîtiers mal préparés deviennent vite deux sources de stress.
À ce stade, lisez aussi le comparatif entre téléobjectif et paysage pour photographier une éclipse solaire.
FAQ : photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026
L’éclipse solaire du 12 août 2026 sera-t-elle totale en France ?
Non. Depuis la France métropolitaine, l’éclipse sera partielle. Elle pourra être très marquée selon les régions, mais le Soleil ne sera pas totalement masqué. Pour vérifier la situation selon votre ville, utilisez Timeanddate ou ÉclipSEOP.
À quelle heure aura lieu l’éclipse en France ?
Elle aura lieu en fin de journée. Globalement entre 19h15 et 21h10. Les horaires dépendent de votre ville et de votre emplacement exact. Vérifiez les circonstances locales avec ÉclipSEOP de l’Observatoire de Paris, Timeanddate, Stellarium ou PhotoPills. En France métropolitaine, pensez à l’heure locale d’été, donc UTC + 2 si l’outil affiche les horaires en UTC.
Peut-on photographier l’éclipse sans filtre ?
Pour un gros plan du Soleil avec un téléobjectif, non. Utilisez un filtre solaire adapté, placé à l’avant de l’objectif. Pour des images d’ambiance au grand-angle, la situation est différente, mais ne regardez jamais le Soleil directement sans protection adaptée.
Un filtre ND suffit-il pour photographier l’éclipse solaire ?
Ne considérez pas un filtre ND classique comme un filtre solaire. Pour photographier le Soleil en gros plan, utilisez un filtre prévu pour l’observation ou la photographie solaire, fixé devant l’objectif. Le guide sur le filtre solaire pour photographier une éclipse vous aidera à faire le tri.
Peut-on utiliser des lunettes d’éclipse devant l’appareil photo ?
Non, pas comme solution pour photographier à travers un téléobjectif. Les lunettes d’éclipse sont prévues pour l’observation directe à l’œil nu. Elles ne remplacent pas un filtre solaire pour appareil photo, jumelles ou télescope. La NASA et l’American Astronomical Society rappellent toutes deux ce point.
Faut-il enlever le filtre au maximum de l’éclipse ?
En France métropolitaine, non. L’éclipse restera partielle. Pour un gros plan du Soleil, le filtre solaire doit rester en place.
Quelle focale utiliser pour photographier l’éclipse ?
Pour un croissant solaire lisible, utilisez une longue focale : 300 mm, 400 mm, 500 mm, 600 mm ou plus. Pour raconter le paysage et l’ambiance, un grand-angle ou une focale moyenne peuvent être plus intéressants.
Peut-on photographier l’éclipse solaire au smartphone ?
Oui pour l’ambiance, le souvenir, le reportage et les paysages larges. Pour un gros plan propre du Soleil éclipsé, le smartphone seul sera vite limité. Voir le guide sur la photographie d’éclipse solaire avec un smartphone.
Faut-il un trépied ?
Il est fortement recommandé à longue focale ou pour une séquence. Il facilite le cadrage, la stabilité, la mise au point et les prises de vue régulières.
Peut-on faire un time-lapse de l’éclipse ?
Oui, mais choisissez votre intention : time-lapse d’ambiance ou time-lapse solaire. Les réglages, le cadrage et l’usage du filtre ne seront pas les mêmes.
Où photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France ?
Cherchez un horizon ouest dégagé. Le Soleil sera bas en fin de journée. Un bon lieu combine visibilité, sécurité, accès simple, premier plan intéressant et possibilité de se déplacer si la météo se dégrade. Pour préparer ce choix, consultez où photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France.
Faut-il répéter avant le 12 août ?
Oui. Testez votre filtre, votre cadrage, votre mise au point, votre exposition, votre trépied et votre lieu avant le jour J.
Quelle est l’erreur la plus dangereuse ?

Regarder ou photographier le Soleil à travers une optique sans filtre solaire adapté.
Quelle est l’erreur la plus fréquente ?
Vouloir tout faire en même temps : gros plan, paysage, time-lapse, reportage, vidéo, smartphone, deuxième boîtier. Pour une première éclipse, choisissez une priorité.
Ressources utiles et liens fiables
Voici les ressources à garder sous la main pour préparer vos photos de l’éclipse solaire du 12 août 2026.
Pour les horaires locaux, la hauteur du Soleil et l’azimut depuis votre position, commencez par l’application ÉclipSEOP de l’Observatoire de Paris. C’est l’outil français à consulter pour vérifier ce qui se passera depuis votre lieu exact.
Pour la sécurité, lisez la page de la NASA sur l’observation des éclipses et les recommandations de l’American Astronomical Society sur les filtres pour optiques. Ces pages rappellent notamment qu’un appareil photo, des jumelles ou un télescope demandent un filtre solaire fixé à l’avant de l’optique.
Pour une ressource astronomique plus technique, le PDF de l’IMCCE sur l’éclipse solaire du 12 août 2026 permet d’aller plus loin sur les circonstances du phénomène.
Pour la préparation photo, le guide de PhotoPills sur la photographie d’éclipse solaire donne une bonne base, à adapter au cas français : ici, vous photographierez une éclipse partielle, pas la totalité.
À lire aussi pour approfondir
Cet article vous a donné toutes les infos les plus importantes pour préparer la photographie de l’éclipse solaire du 12 août 2026. Pour aller plus loin en fonction de vos besoins vous pouvez consulter aussi :
- Quel filtre solaire choisir pour photographier une éclipse solaire
- Quels réglages utiliser pour photographier une éclipse solaire
- Où photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France
- Photographier une éclipse solaire au grand-angle
- Téléobjectif ou paysage : quelle image choisir pour photographier une éclipse solaire
- Les erreurs à éviter pour photographier une éclipse solaire
- Checklist photo pour préparer l’éclipse solaire
- Trier et traiter ses photos d’éclipse solaire
- Photographier une éclipse solaire avec un smartphone
- Météo pour photographier l’éclipse solaire du 12 août 2026 en France
Un dernier mot avant de préparer votre séance
L’éclipse solaire du 12 août 2026 sera un moment rare.
Depuis la France, ce ne sera pas une éclipse totale. Ce sera une éclipse partielle profonde, basse sur l’horizon, en fin de journée.
Et c’est justement ce qui la rendra très photogénique.
Vous pourrez viser un croissant solaire, un paysage au Soleil éclipsé, un chapelet, un time-lapse, un reportage de l’instant ou une image plus personnelle.
Mais vous devrez préparer votre séance.
Ne découvrez pas la photo solaire et d'éclipse le soir... de l'éclipse !
- Testez votre matériel.
- Choisissez votre lieu.
- Préparez votre filtre.
- Vérifiez vos horaires.
- Répétez votre séquence.
Et le 12 août, arrivez sur place avec un plan simple.
Pas avec quinze idées en tête.
Une vraie image.
Celle que vous serez fier de montrer.
Vous voulez assurer le coup avec une méthode simple et sûre ?
J’ai créé une formation compacte pour réussir vos photos de l’éclipse solaire du 12 août 2026 : une méthode pas à pas, des vidéos concrètes, des fiches pratiques, des scénarios de prise de vue, les réglages qui marchent et une approche utilisable directement.

